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Cybercriminalité : diplômés algériens arnaqués

Un mail «transmis» par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et signé de son «directeur général Afrique» offre des perspectives professionnelles de rêve à de jeunes diplômés du monde entier. Et il n’en fallait pas plus pour embarquer de jeunes diplômés, dont des médecins algériens, dans une spirale infernale. 
Des médecins ont pris contact avec nous pour nous dévoiler cette escroquerie, nous expliquant qu’ils étaient informés directement par courrier électronique par un certain Anthony Lake, directeur général Afrique de l’Unicef.

«Dans le cadre de son programme de travail pour 2015, le corps commun d’inspection de l’Unicef a effectué un examen de recrutement du personnel dans les organismes du système des Nations unies (…) lance un programme d’avis de recrutement de personnels de toutes catégories confondues de par le monde entier sans distinction de race, de nationalité, ni de sexe…

Pour y postuler, il faut être âgé entre 25 et 65 ans, être titulaire de baccalauréat ou autre diplôme professionnel et être disponible à voyager immédiatement…».

De quoi faire ses valises avant même d’envoyer son dossier. En fait, des conditions que des milliers d’Algériens remplissent. Des Algériens qui deviennent des proies faciles, des candidats crédules pressés d’embrasser une carrière professionnelle importante.  Acceptés» en un temps record, ils ont été informés rapidement qu’ils devaient verser des frais d’inscription : 100 euros.

Qu’à cela ne tienne ! Sauf que le «recruteur» revient à chaque fois à la charge avec toujours un prétexte pour soutirer le plus d’argent en devises fortes aux candidats jusqu’au harcèlement. Il s’agit tout simplement d’une arnaque. Des Algériens embourbés jusqu’au cou, dont certains ont déposé plainte, tiennent à mettre en garde contre cette arnaque. Le fameux directeur général de l’Unicef Afrique est un arnaqueur basé en Afrique subsaharienne !

La déperdition scolaire hante Nouria Benghebrit

La ministre de l’Education nationale a révélé que le taux de redoublants et d’exclus en 1re année secondaire est proche de 30%.
La ministre de l’Education nationale a annoncé, à partir de Mostaganem où elle est en visite officielle, qu’une réflexion est engagée au sujet d’un examen de rattrapage pour les élèves de première année secondaire, ayant obtenu des moyennes entre 9 et 10 sur 20, pour leur donner ainsi l’occasion de passer en 2e année afin d’éviter la déperdition scolaire.

Elle a révélé que le taux de redoublants et d’exclus en 1re année secondaire est proche de 30%, exhortant dans ce cadre les conseils d’enseignants à réétudier les dossiers des élèves en leur donnant l’occasion de refaire l’année. Le Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest) y voit une «proposition en harmonie avec les revendications du syndicat qui a toujours tiré la sonnette d’alarme concernant l’avenir de 400 000 élèves quittant annuellement les bancs du lycée». Meziane Meriane, coordinateur national de ce syndicat, appelle la communauté scolaire à se pencher sur les véritables raisons derrière ce taux de déperdition «énorme».

Le Snapest estime que la surcharge des classes, les conditions dégradées de scolarité et le manque de formation des enseignants sont autant de facteurs favorisant la déperdition et qui devraient interpeller les pouvoirs publics. Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) considère que c’est de «la démagogie». Pour Idir Achour, porte-parole du CLA, la deuxième session doit être envisageable pour les recalés du baccalauréat. «La proposition de la tutelle ne règle en rien les lacunes constatées dans la progression des élèves. Le ministère, au lieu de chercher des solutions pédagogique, est réduit à la gestion des flux», soutient le même syndicaliste.

Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), quant à lui, voit en la proposition de la tutelle une «solution de bricolage visant à remédier aux symptômes au lieu d’une solution réelle visant l’origine du mal». M. Boudiba, chargé de communication au sein de ce syndicat, estime que la hausse perpétuelle du taux d’échec chez les élèves de la première année secondaire et la déperdition scolaire sont expliquées par le système d’orientation qui se base initialement sur la disponibilité des places pédagogiques au détriment des capacités des élèves et leurs préférences. Selon le même syndicat, «les dysfonctionnements relevés dans le système d’orientation sont accentués par la double période de transition, l’une après l’accès au lycée, l’autre après l’orientation définitive en 2e AS».

Le syndicaliste préconise donc la suppression du tronc commun et l’orientation directe vers les sept filières dès la 1re AS. Le Cnapeste appelle également à déterrer le projet de l’instauration de l’enseignement professionnel, prévu à l’époque de Benbouzid, et jeté aux oubliettes après la suppression de l’enseignement technique. «L’enseignement professionnel sanctionné par un bac professionnel peut constituer une alternative aux élèves n’arrivant pas à suivre un enseignement académique. Les autorités devraient initier des mesures attractives pour les adolescents qui boudent aujourd’hui les centres de formation professionnelle», soutient M. Boudiba.

Inscriptions universitaires : 77,05% des bacheliers préinscrits en trois jours

Le nombre de préinscriptions des nouveaux bacheliers a atteint, hier après-midi, 279 794, soit 77,05% du nombre total des bacheliers, a-t-on appris auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le nombre d’accès des nouveaux bacheliers au site des inscriptions (nombre de signatures) s’élève à 352 065, soit 96,95% du nombre total des bacheliers, a précisé la même source. Un total de 363 141 bacheliers ont décroché le baccalauréat. Tous les moyens ont été mobilisés pour réussir le processus de l’opération d’inscription à l’université des nouveaux bacheliers, avait affirmé dimanche, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar.

La période de préinscription est prévue du 12 au 16 juillet, celle de la confirmation du 20 au 21 juillet, alors que l’opération d’affectation et de recours est prévue le 28 du même mois. Les inscriptions définitives (après les recours) s’étaleront du 29 juillet au 6 août. Au sujet de l’orientation des nouveaux bacheliers, le ministre a précisé que «l’orientation est un concours sur classement», précisant que la moyenne générale du bachelier demeure le premier paramètre à prendre en compte.

Inscriptions universitaires: 77,05% des nouveaux bacheliers préinscrits en trois jours

Le nombre de préinscriptions des nouveaux bacheliers  a atteint, mercredi après-midi, 279.794, soit 77,05% du nombre total des bacheliers,  a-t-on appris auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche  scientifique. 
Le nombre d’accès des nouveaux bacheliers au site des inscriptions (nombre  de signatures) s’élève à 352.065, soit 96,95% du nombre total des bacheliers,  a précisé la même source. Un total de 363.141 bacheliers ont décroché le baccalauréat.         

Tous les moyens ont été mobilisés pour réussir le processus de l’opération  d’inscription à l’université des nouveaux bacheliers, avait affirmé dimanche,  le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar  Hadjar.         

La période de préinscription est prévue du 12 au 16 juillet, celle de  la confirmation du 20 au 21 juillet, alors que l’opération d’affectation et  de recours est prévue le 28 du même mois. Les inscriptions définitives (après  les recours) s’étaleront du 29 juillet au 6 août.         

Au sujet de l’orientation des nouveaux bacheliers, le ministre a précisé  que “l’orientation est un concours sur classement”, précisant que la moyenne  générale du bachelier demeure le premier paramètre à prendre en compte.

«L’orientation est un concours sur classement»

C’est la seconde épreuve des bacheliers. Après le stress lié à l’obtention ou non du diplôme, les jeunes lauréats subissent une autre angoisse.
Celle liée à la détermination de l’entame de leur cursus universitaire : la très appréhendée orientation. «Avec une moyenne de 10 et des poussières, je ne pense pas pouvoir accéder à la formation que je désire. J’ai même peur qu’on m’envoie dans une spécialité qui n’a rien à voir avec mon bac», craint une jeune lauréate qui n’a pas joui longtemps de son succès.

En Algérie, le baccalauréat est la clé qui permet d’accéder à l’enseignement supérieur, mais l’accès à la filière est déterminé par des conditions préalablement établies et des classements en fonction de l’attrait de la spécialité.

Ainsi, cette année, pour s’inscrire en médecine par exemple, il est impératif d’avoir une moyenne générale supérieure ou égale à 14/20 pour participer uniquement au classement. La note est d’au moins 12/20 pour les Ecoles normales supérieures.

Alors avec le grand nombre de lauréats de 2015, soit les 363 141 – un record absolu depuis l’indépendance du pays en 1962 –, les places risquent d’être chèrement payées. Hier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a donné quelques informations sur la prochaine rentrée.

Tahar Hadjar a d’abord rappelé que le nombre de nouveaux bacheliers a crû, par rapport à l’année précédente, de 138 218. Cette augmentation vertigineuse est due à l’arrivée d’une double cohorte d’élèves de terminale suite aux multiples réformes du secteur de l’éducation.

Cette masse de nouveaux étudiants sera d’ailleurs répartie sur les trois conférences régionales des universités : 145 596 CRU est (on note une augmentation 54 000), 610 130 pour le CRU centre (+ 50 900) et 85 935 CRU ouest (+ 33 183). Une grande pression est attendue au niveau des grandes villes universitaires, à l’instar d’Alger, Aïn Defla, Médéa, Mila, Aïn Témouchent et Tébessa.

Se voulant rassurant sur une «orientation (qui) est un concours sur classement», Tahar Hadjar affirmait hier, selon l’APS, lors d’une conférence de presse animée à l’Ecole supérieure de l’informatique (ESI) d’Alger, que tous les moyens ont été mobilisés pour réussir le processus de l’opération d’inscription. «Toutes les mesures ont été prises et tous les moyens dégagés» pour mener à bien l’opération, rapporte l’agence concernant les inscriptions qui s’étaleront du 12 août au 6 septembre 2015.

La période de pré-inscription est prévue du 12 au 16 juillet, celle de la confirmation du 20 au 21 juillet, alors que l’opération d’affectation et de recours est prévue le 28 du même mois. Les inscriptions définitives (après les recours) s’étaleront du 29 juillet au 6 août.

Pour argumenter son ton rassurant, le ministre fait valoir les chiffres en annonçant 76 000 nouveaux sièges pédagogiques et 50 000 nouveaux lits à travers le territoire national pour la rentrée universitaire 2015-2016. «Cela permettra d’augmenter la capacité d’accueil globale pour la porter à 1 316 000 sièges pédagogiques et 677 000 lits», a déclaré le ministre.

Mais cela reste insuffisant. Il est fort probable que la rentrée universitaire 2015-2016 sera loin de couler comme un long fleuve tranquille.
 

En bref…

Baccalauréat : 63,02% de taux de réussite dans les établissements pénitentiaires
Le taux de réussite à l’examen du baccalauréat (session de juin 2015) pour les candidats des établissements pénitentiaires a atteint 63,02%, soit 1519 détenus admis sur les 2844 candidats ayant concouru aux épreuves, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Justice.
La meilleure moyenne a été enregistrée au niveau du Centre de rééducation de Sidi Bel Abbès avec 16,08/20, précise la même source. Le ministère de l’Education nationale a agréé 39 pénitenciers au niveau national en tant que centres d’examen officiels. En 2014, 822 détenus avaient réussi à l’examen du baccalauréat, soit 36,55%.
Le directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mokhtar Felioune, avait récemment indiqué que «certains détenus qui auront réussi à l’examen du baccalauréat bénéficieront de la grâce présidentielle en vue de leur réinsertion dans la société».

Aquaculture Une ferme pilote à Biskra

Une ferme aquacole pilote sera réalisée dans la wilaya de Biskra dans le cadre d’une stratégie de promotion de l’aquaculture, a indiqué hier le chef de la station de pêche de la wilaya, Salah Bouaïcha. Cette future ferme pilote produira plusieurs espèces de poissons d’eau douce et constituera une station expérimentale pour les agriculteurs désireux de se lancer dans cette activité complémentaire, a précisé à l’APS le même responsable.
La ferme sera consacrée à l’élevage de carpes et de tilapias du Nil, a souligné
M. Bouaïcha, rappelant qu’un tel investissement permet de renforcer la sécurité alimentaire et d’assurer des revenus complémentaires aux exploitants. Les espèces adaptées aux eaux douces peuvent être élevées dans les plans d’eau disponibles : barrages, retenues collinaires, puits ouverts et autres bassins d’irrigation à travers la wilaya de Biskra, a ajouté le même responsable, précisant que le site du projet a été localisé à Tolga (36 km à l’ouest de Biskra).

Etats-Unis : Pour Hillary Clinton, le parti républicain doit «stopper» Donald Trump

Hillary Clinton a estimé hier que le parti républicain devait «stopper» Donald Trump et ses remarques acerbes sur l’immigration mexicaine, en s’affirmant être «déçue» par les déclarations du millionnaire réputé pour être un proche des Clinton. «Je suis très déçue par ses déclarations et par le parti républicain, qui n’a pas répondu immédiatement et dis ça suffit, stop», a déclaré la candidate démocrate à la course à la Maison-Blanche, interrogée sur CNN.

Le milliardaire américain et candidat à l’investiture républicaine fait actuellement un tabac, remplissant les salles de ses meetings, après avoir relancé le débat sensible sur l’immigration illégale, en déclarant que les Mexicains clandestins «apportent de la délinquance, ce sont des violeurs». Mais les républicains «pensent à peu près pareil sur l’immigration», a ajouté l’ex-secrétaire d’Etat, «ils vont de ceux qui accueillent les immigrants à contrecœur à ceux qui leur sont hostiles». Quant à Jeb Bush, autre prétendant républicain, «il ne croit pas à un processus amenant à la citoyenneté», a ajouté Mme Clinton. La famille Clinton est réputée pour avoir des liens avec le flamboyant milliardaire. L’ex-président Bill Clinton, qui est son partenaire de golf, avait indiqué il y a quelques semaines que Donald Trump avait été «exceptionnellement gentil avec Hillary et moi», rappelant des contributions financières de l’homme d’affaires à la Fondation Clinton.

On vous le dit

– Une bachelière d’El Amria décroche la meilleure moyenne nationale

La jeune Jeddal Hanane, du lycée Akid Lotfi d’El Amria, a obtenu  une moyenne de 19,08/20 au baccalauréat 2015, la meilleure  à l’échelle nationale, selon la directrice de l’éducation de la wilaya d’Aïn Témouchent. Agée d’à peine 16 ans et demi, cette lycéenne s’est illustrée dans la filière technique mathématiques, spécialité «Génie des procédés», en décrochant la meilleure moyenne nationale à cet examen, a indiqué Mme Hirèche Hidayet. Elle devance, au niveau de la wilaya, l’autre bachelière, Mouffok Asma (18,09) du lycée Daoudi d’El Malah en sciences expérimentales et Ahmed Bacha Ibrahim (18,05) du même établissement.

Tout en remerciant ses enseignants et les membres de sa famille pour l’encouragement et l’aide apportés pour la concrétisation de ce résultat, Jeddal Hanane ambitionne de décrocher une bourse d’études à l’étranger pour poursuivre des études en pétrochimie. «C’est une spécialité en étroite relation avec le génie des procédés», a-t-elle précisé à la presse. Par ailleurs, la directrice de l’éducation a signalé que la wilaya d’Aïn Témouchent occupe la 12e place au niveau national avec un taux de réussite de 56,14%, ce qui a permis à 3221 candidats d’obtenir leur baccalauréat sur un total de 5751 inscrits.

– Plus de 5000 nouveaux taxis dans la capitale

L’opération d’octroi de permis de place se poursuit toujours dans la capitale. La direction des transport a décidé de renforcer  le parc de taxis, dont le nombre ne dépassait pas une dizaine de milliers. «Nous avons actuellement 18 000 taxis en circulation dans la capitale, dont 5000 nouveaux chauffeurs. Presque autant de licences sont distribuées», a déclaré le directeur des transports,  Rachid Ouezzane. Des sociétés de taxis sont également sur les routes. «Il y a trente sociétés de taxis pour 800 véhicules, dont plus de 200 appartiennent à l’opérateur Tahkout. Ce dernier prévoit d’atteindre vers les 1500 véhicules en circulation», précise-t-il, indiquant que l’opération d’octroi des permis ne s’arrêtera pas.

– Vente illicite de terrains agricoles publics à Blida

Une bande d’escrocs qui s’adonnaient à la vente illicite de terrains agricoles appartenant au domaine public de l’Etat a été démantelée, récemment, par le groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Blida. Selon un communiqué du 1er commandement régional de la Gendarmerie nationale, cette bande de malfaiteurs, composée de huit personnes qui proposaient à la vente des terrains agricoles publics en faisant usage de documents falsifiés, a été mise hors d’état de nuire au cours de la deuxième semaine du mois de juin dernier.

Deux mois auparavant, les mêmes services sont parvenus à démasquer un receveur au bureau de poste sis à l’intérieur de l’université Saâd Dahleb, qui a prétexté avoir été agressé par deux inconnus qui, selon lui, lui auraient extorqué une somme de 3,8 millions de dinars, alors que c’était lui-même qui a détourné cette somme, rappelle le même communiqué relatif au bilan d’activités du commandement durant le premier semestre 2015.

– Le typhon Chan-hom arrive en Chine

Le puissant typhon Chan-hom s’apprêtait  hier à atteindre les côtes orientales de la Chine, entraînant l’évacuation de  près d’un million de personnes, alors que des vagues géantes et des pluies  diluviennes touchaient déjà les régions littorales. Ce typhon pourrait être le plus puissant à frapper la province de Zhejiang,  située au sud de Shanghai, depuis 1949, a indiqué le Centre national météorologique chinois (NMC).

La tempête devrait toucher terre en fin d’après-midi ou en soirée, près de la ville portuaire de Ningbo (6 millions d’habitants), avant de se diriger vers Shanghai (23 millions d’habitants). A 03h (07h GMT), Chan-hom se trouvait à environ 50 kilomètres des  côtes, avec des vents jusqu’à 162 km/h, décélérant légèrement, selon le NMC, qui maintenait l’alerte rouge, la plus élevée. Les autorités provinciales du Zhejiang ont déjà procédé à l’évacuation d’environ 960 000 personnes, selon des médias d’Etat. Près de 30 000 bateaux de pêche ont dû rentrer s’abriter au port, alors que  des vagues hautes de 10 mètres déferlaient sur le rivage, avait indiqué plus tôt le gouvernement provincial.

A travers le Zhejiang, de violentes bourrasques arrachaient déjà arbres et panneaux de signalisation, et dans la ville de Cixi, un bâtiment inoccupé s’est  affaissé sous la pression des vents, rapportait la télévision locale. Celle-ci diffusait également des images de dizaines de melons flottant dans un champ inondé, dans le district de Sanmen. «Il se pourrait qu’il n’y ait  aucune récolte cette saison», se lamentait un agriculteur.

Résultats du BAC : Le ministère de l’Education gêné par les disparités régionales

La wilaya de Tizi Ouzou est en première place avec 65,75% de réussite au baccalauréat. Contrairement aux années précédentes, le ministère de l’Education nationale a décidé de ne pas publier le classement des wilayas. La comparaison des résultats doit se faire entre les établissements d’une même wilaya.
Le ministère de l’Education nationale a décidé de ne pas publier le classement des wilayas concernant les résultats du baccalauréat. Le département de Nouria Benghebrit argumente cette décision par le fait que «ce n’est pas important. Chaque wilaya doit faire son propre bilan. La comparaison doit se faire entre les résultats des établissements de la même wilaya»,  préconise le ministère par la voix de son inspecteur général M. Messeguem qui s’est contenté d’annoncer Tizi Ouzou en première place avec 65,75% de réussite.

Cet avis n’est pas partagé par bon nombre d’enseignants qui estiment que les autorités doivent au contraire mettre les directeurs de l’éducation devant leurs responsabilités. «Il s’agit de savoir pourquoi dans telle wilaya le taux est satisfaisant alors qu’il ne l’est pas dans une autre», soutient Meziane Meriane, coordinateur national du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest). «Il faut comparer pour susciter la réflexion autour des problèmes qui pénalisent beaucoup d’élèves.»

Certains enseignants voient en l’attitude du ministère de l’Education une «fuite en avant». «C’est la meilleure façon d’éviter le débat sur les conditions de scolarité au niveau de certaines régions et d’évoquer les raisons objectives du taux d’échec élevé», explique un enseignant qui estime que certaines wilayas connaissent des difficultés concernant l’enseignement des langues étrangères et des mathématiques qui s’explique notamment par le manque d’enseignants.

Les enseignants appellent à une enquête sérieuse sur les raisons des résultats bas enregistrés dans certaines wilayas afin d’y remédier. «Nous avons eu vent de commissions d’enquête engagées au temps de Benbouzid concernant le taux d’échec élevé enregistré dans certaines régions, mais à ce jour, aucune conclusion n’a été rendue publique. A-t-on sanctionné des responsables, a-t-on remédié aux insuffisances ?» s’interroge M. Meriane.

Pour le syndicat, les résultats obtenus au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou s’expliquent par l’amélioration des conditions d’accueil des élèves. Cette wilaya, explique-t-on au ministère, connaît une couverture en préscolaire des plus élevées au niveau national, fruit de la stratégie locale de l’organisation du secteur.

Le directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou, Djamel Belkadi, lui, met en exergue l’implication des parents d’élèves qui ont accompagné la scolarité de leurs enfants tout au long de leur cursus. Ce responsable qui était aux commandes du secteur dans la wilaya de Sétif estime que la couverture en préscolaire à plus de 93% explique également les bons résultats dans cette wilaya. «Il n’y a pas de secret», lâche- t-il.

Le bac en quête d’un saut qualitatif

Le taux de réussite de 51,36%, qui a beau être le plus élevé depuis trois ans, révèle les limites du système actuel d’évaluation scolaire.
Enseignants, pédagogues et parents d’élèves sont unanimes à juger que les chiffres ne sont plus représentatifs du niveau des élèves. La tutelle a été réduite, depuis l’instauration des réformes, à la gestion des flux et est appelée aujourd’hui à réaliser ce saut nécessaire pour passer à une autre étape, celle de la qualité de l’enseignement et de la réhabilitation, entre autres, du baccalauréat qui constitue le premier plus important examen dans la scolarité des Algériens.

Car, du point de vue d’une grande tranche d’enseignants, le baccalauréat est resté longtemps tributaire des conditions générales de scolarité, caractérisées notamment par la priorité donnée exclusivement à la gestion des flux des élèves au détriment de la modernisation des systèmes d’évaluation. «Le secteur de l’éducation n’avait pas trop le choix. Il fallait faire face aux importants effectifs d’élèves qui atterrissent à tous les niveaux de la scolarité.

Surcharge, pénurie d’enseignants, équipements, réalisation des structures…» «Le baccalauréat reflète aujourd’hui les conséquences de cette approche.

Avait-on réellement le choix ? Aurions nous pu opter pour un diplôme sanctionnant un volume défini de connaissances ? Ou plutôt étions-nous obligés de retenir celui sanctionnant simplement un certain nombre d’années d’études ?» s’interroge Idir Achour, porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie, qui estime que cet examen «montre aujourd’hui qu’on est encore loin des objectifs fixés au lancement des réformes de Benzaghou».

35% des élèves ont la moyenne annuelle

Le syndicat estime que la ministre actuelle, Nouria Benghebrit, a donné des signaux forts démontrant sa volonté de mener le secteur vers «ce saut», mais elle est appelée à faire plus d’efforts pour ce qui est des conditions de réalisation de ce bond conditionné par le soutien de tout le gouvernement.

Car, selon le CLA, les résultats obtenus au baccalauréat «ne sont pas des indicateurs réels du niveau de nos élèves». Le CLA estime que le taux des élèves ayant obtenu la moyenne égale ou supérieure à 10 durant l’année scolaire ne dépasse pas les 35%. Les questions et les barèmes des sujets étaient très avantageux pour les élèves.

Le CLA se réjouit, par ailleurs, de l’organisation par la tutelle de la conférence les 25 et 26 juillet, qui sera consacrée à l’évaluation de l’enseignement secondaire. «Nous espérons que des mesures réelles pour la refonte du baccalauréat seront prises et les autres examens de fin de cycle doivent être plus réalistes. Le secteur doit bénéficier de l’appui de toute la société et des pouvoirs publics pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

La réhabilitation de l’enseignement professionnel doit également être cet outil efficace pour soulager la pression sur l’enseignement général», soutient le syndicaliste. Bachir Hakem, professeur de mathématiques, s’inquiète quant à lui du sort des 439 000 nouveaux universitaires «alors que nos capacités d’accueil ne peuvent dépasser les 300 000 places universitaires en première année».

Comment arrivera-t-on à gérer le cas des 414 780 candidats qui ont échoué qu’il faut impérativement placer dans l’éducation  ou dans les centres de formation ? «Les beaux discours sont dépassés», lâche-t-il. L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation abonde dans le même sens : «Les résultats du bac 2015 montrent les limites du système d’évaluation en vigueur depuis des décennies.» Messaoud Amraoui, chargé de l’information, estime que la tutelle est appelée en urgence à décréter des mesures permettant, en même temps, de réhabiliter cet examen en sanctionnant les connaissances réelles des élèves et en lançant des mécanismes pour ne pas les pénaliser.

Pour ce syndicat, un débat sérieux autour du baccalauréat s’impose pour des mesures sur le court terme. «Aucune entreprise sérieuse ne peut donner ses résultats sans la réhabilitation du conseil des classes»,
soutient le même syndicaliste.  

 

En bref…

– Arrestation de 891 personnes depuis début Ramadhan

Durant la première quinzaine du mois de Ramadhan, 891 personnes ont été arrêtées à Alger et déférées devant la justice pour leur implication présumée dans 1016 affaires, a indiqué hier la sûreté de wilaya dans un communiqué. Dans le cadre des activités de lutte contre la criminalité urbaine, les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Alger ont traité, durant la première quinzaine du mois de Ramadhan, 1016 affaires ayant entraîné l’arrestation de 891 personnes, qui ont été déférées devant la justice, souligne le communiqué.

Ainsi, 465 personnes ont été arrêtées pour détention et usage de stupéfiants ou substances psychotropes, 121 pour port d’armes prohibées et 305 pour divers délits, précise-t-on de même source. En matière de lutte contre les stupéfiants, en plus de l’arrestation de 465 présumés impliqués dans 418 affaires traitées du 18 juin au 2 juillet, la sûreté de wilaya annonce la saisie de 6 kg de résine de cannabis, des quantités d’héroïne et de cocaïne et 713 comprimés psychotropes.

Par ailleurs, et selon Noureddine Berrachdi, chef de sûreté de la wilaya d’Alger, «la stratégie suivie par la DGSN, dans la lutte contre le fléau de la drogue, s’articule sur le volet de la prévention à travers l’action des cellules d’écoute et de sensibilisation relevant de la sûreté de wilaya».

– Algérie Télécom : Rapport du procès le 30 juillet

Le procès après cassation de l’ancien conseiller du PDG d’Algérie Télécom, Mohamed Boukhari, et l’homme d’affaires algéro-luxembourgeois, Chani Mejdoub, poursuivis pour corruption, a été reporté au 30 juillet par la cour d’appel d’Alger. Deux sociétés chinoises de téléphonie mobile, ZTE et Huawei sont également poursuivies dans cette affaire et seront aussi rejugées. L’affaire a été reportée par la cour d’appel d’Alger en raison de l’absence des témoins et de l’interprète.

Ce procès a connu un premier report le 25 juin dernier en raison de l’absence des deux inculpés (en détention), qui n’ont pas été transférés à Alger pour être rejugés. Mohamed Boukhari est incarcéré à la prison de Saïda alors que Chani Mejdoub est emprisonné actuellement à l’établissement pénitencier d’El Harrach, ces deux derniers étaient présents à l’audience d’hier ainsi que les deux représentants des deux sociétés chinoises. Mohamed Boukhari et Chani Mejdoub ont été condamnés en juillet 2012, en première instance par le pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’hamed, à 18 ans de prison chacun.

Cette peine a été commuée en décembre de la même année à 15 ans de prison par la cour d’appel d’Alger. Les deux sociétés chinoises, ZTE Algérie et Huawei Algérie, avaient été elles aussi condamnées à une année d’interdiction de soumission aux marchés publics, et trois de leurs cadres en fuite avaient écopé d’une peine de 10 ans de prison. Après un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, il a été décidé de rejuger les deux inculpés ainsi que les deux sociétés chinoises. Les deux accusés avaient été poursuivis en 2012 pour «blanchiment d’argent» et «corruption» commis entre 2003 et 2006, au détriment d’Algérie Télécom, liés à des marchés dans le domaine de la téléphonie et de l’internet, selon l’arrêt de renvoi.

– Les bacheliers pourront retirer leurs attestations dès demain
Les candidats reçus à l’examen du baccalauréat pourront retirer les attestations de succès à partir de demain en vue de leur préinscription à l’université, a indiqué hier à Alger l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale, Nedjadi Messeguem. Les candidats scolarisés reçus au bac pourront retirer les attestations de succès ainsi que le relevé des notes auprès des lycées où ils étaient inscrits, alors que les candidats libres pourront retirer les mêmes documents auprès de la direction de l’éducation nationale de leur wilaya concernée, a précisé M. Messeguem lors d’une conférence de presse animée au siège du ministère.

Le même responsable a précisé également que les candidats ayant échoué à l’examen du baccalauréat ont la possibilité de retirer leur relevé de notes à partir du site web de l’Office national des examens et des concours (http://bac.onec.dz). Interrogé, par ailleurs, sur les cas de fraude signalés à l’examen du baccalauréat, il a fait état de 472 fraudeurs enregistrés au niveau national, précisant qu’ils avaient eu recours à l’internet 3G de leurs téléphones portables.

Il a indiqué, à ce propos, que le Conseil national du ministère étudiera au cas par cas les dossiers des fraudeurs et prendra les décisions qui s’imposent. Dans le même sillage, M. Messeguem a annoncé que des brouilleurs d’ondes seront installés au niveau des centres d’examen à partir de l’année prochaine.

 

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