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BEM. Lounes Sara : «Je cherche toujours le meilleur»

L’école privée les Iris est fière de son élève, Lounes Sara, 14 ans, heureuse lauréate de  l’examen du Brevet de l’enseignement moyen (BEM), qui a eu l’insigne honneur de s’emparer de la première place du podium grâce à un bon 19,18/20 de moyenne, en filière scientifique.
Il n’en pouvait pas en être autrement puisque cette élève du chef-lieu de la wilaya a brillé aussi bien dans les filières scientifiques que littéraires. Avec un 19/20 en mathématiques, en histoire-géographie et en Sciences islamiques, un 19,50 en Sciences naturelles et autant en français, un 17 en éducation civique, un 18 en Arabe et, pour parfaire le tableau, un carton complet en langue de Shakespeare, la prodige Sara, à qui nous avions le plaisir d’ouvrir les portes de notre rédaction, s’est adjugée le sacre de meilleure collégienne de la wilaya, affirmant ainsi ses succès antérieurs.

Sara n’en est pas, en effet, à ses premiers exploits puisque, nous dit-elle en toute humilité, elle s’est positionnée première de la classe plusieurs fois durant son cursus. Son secret ? En plus de son intelligence innée qu’on détecte au premier coup d’œil qu’on pose sur sa belle tête brune, l’élève sait dire non à la procrastination en veillant à être à jour dans toutes ses composantes pédagogiques.

Sur quoi il faut ajouter une fureur qui caractérise l’élève de vouloir toujours être parmi les meilleurs, et pourquoi pas la meilleure. «Je stresse à chaque fois qu’un examen approche de peur de ne pas avoir la moyenne que je veux, et je cherche toujours le meilleur», avoue-t-elle en se trémoussant, toute souriante, sur sa chaise.

L’autre ingrédient du succès de Sara est à trouver dans sa discipline, sa rigueur et un emploi du temps qui ne néglige aucun volet de la vie quotidienne. Son environnement familial aidant, puisque elle est de parents médecins, la lauréate lit tout ce qui lui tombe sous la main et est friande de tout ce qui est Mangas.

Ceci quand elle n’est pas à la piscine municipale pour sa séance de natation ou en train de prendre des cours de musique andalouse au sein de l’association Les amis de Cheikh Sadek Abdjaoui. Sara avoue ne pas s’être attendue à se distinguer à son examen de BEM, et dédit son succès à son école, élèves et professeurs confondus, et à ses parents auxquels elle adresse un chaleureux message d’affection.

Interrogée sur ce qu’elle veut faire de son avenir, notamment pour savoir si elle souhaite suivre le chemin de ses parents et faire médecine, Sara se contente de répondre, toujours sourire aux lèvres: «je ne sais pas encore, on verra après».

D’ici là, il reste à la brillante élève de franchir l’étape cruciale du baccalauréat. Mais est-ce que cela devrait poser un problème pour Sara qui a l’habitude du succès et qui, mieux, convoite d’ores et déjà la première place du podium trois ans avant cette échéance décisive ? Bon vent la championne ! 
 

Bac : 50,91 % de réussite

Le taux de réussite à la session 2015 du baccalauréat, dans la wilaya de Béjaïa, a gagné cette année trois points seulement par rapport aux épreuves de l’année dernière où le taux de réussite a enregistré pas plus de 46,99%.
Le nombre de candidats qui ont été reçus a atteint 9 444 scolarisés sur 18 550 élèves ayant participé aux épreuves du BAC dont 6 213 filles, ce qui représente le taux de 50,91%, selon la direction de l’éducation de la wilaya. Trois candidats ont décroché leur BAC avec la mention excellent.

Il s’agit, d’après le tableau de classement des élèves, de Zaâmouche Amina du lycée El Hammadia de Béjaïa qui a obtenu la meilleure moyenne avec 18,42 sur 20, suivie par Khaldi Amina et Nebad Asma respectivement des lycées Zenache de Béjaïa et de Debbih Cherif d’Akbou, avec 18,23 et 18,07 de moyenne. Aussi, 21 candidats ont obtenu leur BAC avec une moyenne de 17/20, 112 candidats avec une moyenne de plus de 16/20 et 662 avec une moyenne entre 15 et 16/20, a-t-on appris.                  

Les «représailles» d’un candidat empêché de frauder

Des fraudeurs à l’examen du baccalauréat digèrent mal qu’on mette en échec leurs tentatives de copiage.
Un candidat au bac dans un centre d’examen de Béjaïa, au lycée El Houria, l’a fait savoir jeudi dernier à un surveillant qu’il a agressé en pleine rue. L’enseignant, Raad Mohan Tahar, 49 ans, a reçu, alors qu’il attendait le bus, un coup de poing en pleine figure de la part du candidat au bac qui s’est enfui aussitôt. La victime s’en est sortie avec une plaie de deux centimètres à la lèvre. Identifié, son agresseur fait l’objet d’une plainte déposée au niveau de la police.

Le candidat, bientôt 20 ans, a pisté l’enseignant qui sortait du centre d’examen pour lui faire payer son abnégation à déjouer toute tentative de fraude du candidat, tout agité à la première table. La quatrième journée de l’examen, lors de l’épreuve d’histoire et de géographie, a été particulièrement mouvementée. Le lycéen «a, durant toute la durée de l’épreuve, essayé de frauder», écrit l’enseignant dans une requête à la direction de l’éducation.

«Il a refusé d’entendre raison quant aux rappels à l’ordre et directives que nous, les trois surveillants, lui intimions de respecter et de s’asseoir face au tableau, (…) intervenant intempestivement pour déclarer l’irrégularité de cet examen et que les organisateurs étaient des corrompus, etc.» Une demi-heure après la distribution du sujet, le candidat demande à sortir.

Des toilettes, il n’en sortira qu’au bout de dix minutes. Il y retournera à la vue du directeur du centre qui «arrive pour s’enquérir de la situation». Celui-ci l’en empêche. On le fouille et on découvre chez lui un brouillon.

De retour en classe, le candidat «fraudeur» n’abdique pas. «Il recommence à gesticuler et à proférer des obscénités même à l’égard de certains candidats qui lui demandent de les laisser travailler», témoigne le surveillant agressé.

Une enseignante signale qu’il est «en train de copier en usant de petites étiquettes transparentes qu’il calquait sur son sujet». «Pour mettre un terme à son attitude, je prends mon téléphone portable et me prépare à le photographier. Le candidat (…) ne pouvant plus user de son stratagème commence alors à proférer des insultes, des menaces à mon égard.

Sur le seuil de la porte, il prend mon badge et me dit : ‘‘J’ai ton visage en tête, je me souviendrai de toi ; je te ferai payer tout’’, et j’en passe», raconte encore le malheureux enseignant.

Et la menace fut mise à exécution. «Le même candidat, que j’attendais le moins du monde à revoir, m’envoie par surprise un coup de poing au visage. Le temps que je me rende compte de ce qui se passait, il s’est enfui dans sa voiture blanche», ajoute-t-il. Plus qu’une question de stress des candidats, le sésame du bac arrive même à faire perdre la tête aux fraudeurs et mettre en péril la vie des surveillants.

Des oreillettes pour tricher à l’examen

a l’approche des examens de fin d’année scolaire, des vendeurs occasionnels proposent aux candidats au bac des oreillettes bluetooth invisibles. Activant principalement sur les réseaux sociaux, notamment sur facebook et dans les espaces dédiés au BAC 2015, ces vendeurs se vantent d’avoir des produits de qualité, avec des batteries miniatures qui tiennent 24 heures et des oreillettes n’ayant pas besoin de téléphone portable à proximité pour d’autres.

A Béjaïa, ce commerce semble être fructueux. Coûtant entre 17 000 et 35 000 DA, ces appareils intéressent de plus en plus de candidats au baccalauréat au point que des vendeurs que nous avons sollicités au téléphone, se faisant passé pour des lycéens, nous ont dit être en rupture de stock. «On a offert ce gadget à ma camarade de l’établissement Taos Amrouche de Sidi Aïch et elle compte bien l’utiliser», témoigne un lycéen. «La vente de ce genre d’objet est interdite», apprend-on d’un officier des services de sécurité.        

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